Un architecte d’intérieur pour la réalisation de vos projets

Transformer, agrandir, décorer ou bien repenser tout son intérieur en fonction de ses envies et ses besoins demande les conseils éclairés d’un spécialiste de l’architecture d’intérieur. Il saura vous proposer des idées d’agencement et d’ameublement afin d’optimiser ou transformer les espaces intérieurs de votre logement.

Mais quel est le statut de ce professionnel pour votre projet ? Comment être sûr de bien choisir votre architecte d’intérieur designer ?

RÉNOVATION ET RESTRUCTURATION DE LOGEMENT
AGRANDISSEMENT
CONSTRUCTION
AMÉNAGEMENT

Qu’est-ce qu’un architecte d’intérieur ?

Il n’y a pas si longtemps qu’il existe ce professionnel de l’acte de construire, quelques décennies tout au plus. Si bien qu’on le confond encore parfois avec tel ou tel de ses proches cousins. Tour à tour il se voit assimilé à l’architecte, ou bien au designer, quand ce n’est pas au décorateur, au scénographe, voire au coloriste ou au graphiste… Suivant l’objet et la nature de la mission qui lui est confiée, rien de tout cela n’est faux mais rien n’est parfaitement vrai non plus.

Voici comment nous nous reconnaissons :

  • L’Architecte d’Intérieur construit un cadre de vie, de travail, d’accueil.
  • Il écoute, conçoit et organise tout ce qui concourt au bien-être et au plaisir quotidien, dans des lieux fonctionnels aux ambiances harmonieuses.
  • Artiste, technicien, gestionnaire, il est l’interlocuteur majeur des projets depuis les plus simples jusqu’aux plus ambitieux.

L’ACHITECTE D’INTERIEUR CONSTRUIT…

À la différence d’un décorateur, il intervient sur la distribution de l’espace bâti, les ouvertures, l’agencement général des circulations, les extensions, les façades. Ses compétences lui permettent d’intervenir sur la structure, le clos, le couvert. Il est nécessairement assuré en conséquence, en particulier pour couvrir sa responsabilité civile décennale.

…A PARTIR DE L’INTERIEUR…

À la différence des architectes diplômés d’Etat pour lesquels le bâtiment est le plus souvent un contenu du tissu urbain ou du paysage, perçu avant tout de l’extérieur, pour l’architecte d’intérieur, le bâti est perçu de l’intérieur pour les besoins de celui qui vit là, y travaille ou est de passage.

…UN CADRE DE VIE, DE TRAVAIL, D’ACCUEIL…

Puisque nous mettons en scène l’environnement immédiat de la personne, tous les intérieurs sont notre champ d’action privilégié, non seulement quant à leur disposition architecturale mais tout autant quant à leur aménagement, équipement, ambiance, éclairage, couleur, textures. Sur la base d’une ergonomie pensée pour rendre le geste fluide, nous nous adressons à tous les sens perceptifs, avec tous les moyens techniques qui ne cessent de se déployer.

Pour répondre aux attentes de notre clientèle, nous sommes amenés à traiter des affaires dont les centres de gravité sont très variables, depuis la simple rénovation ou le design jusqu’à la création de bâtiments, en passant par la réhabilitation, la restauration, la restructuration… Dans la mesure où nous assurons des missions complètes de maîtrise d’œuvre qui intègrent les études en conception et la conduite de l’exécution des travaux, nous sommes nécessairement référés à la règlementation sur la maîtrise d’œuvre.

C’est pourquoi, malgré les multiples singularités qui nous différencient des architectes, nous devons dans toute la mesure du possible caler nos missions à l’intérieur de la trame de répartition des phases de cette loi.

L’étude préliminaire en particulier, souvent appelée étude de faisabilité, revêt pour nous une très grande importance, de sorte que nous avons dû reconsidérer la trame obligée des phases décrites par cette loi pour la regrouper en trois stades correspondant aux trois grandes fonctions que nous exerçons : écouter, concevoir, organiser.

Comment choisir un architecte designer ?

En premier lieu, il convient de s’assurer de son professionnalisme et de ses compétences. Il existe trois éléments indispensables pour différencier des professionnels se revendiquant de la même fonction : la qualification au titre d’architecte d’intérieur, détenir sa propre assurance décennale, afficher une expérience professionnelle approfondie.

La qualification au titre d’architecte d’intérieur :

Elle est l’issue d’une longue démarche de formation (entre 2 et 4 années) souvent sous la coupe d’un professionnel aguerri (par exemple l’accompagnement par le parrainage de l’UNAID), durant laquelle le professionnel doit définir et affiner ses méthodes de travail, se mettre en conformité avec la réglementation, en particulier l’application et la parfaite connaissance de la loi dite « MOP » (Maitrise d’œuvre public ou privé).

Pour obtenir son n° de qualification il doit passer devant un jury composé de 6 à 8 professionnels auxquels il présente deux dossiers complets de projets réalisés : depuis le premier rendez-vous jusqu’à à la réception du chantier, ainsi qu’une série de réalisations en mesure d’exprimer ses qualités professionnelles.

Le jury analysera l’ensemble des pièces et remettra un avis pour statuer sur les qualités professionnelles du postulant.

Sur + ou – 20 000 professionnels en activité en France, il n’y a que 300 professionnels qualifiés environ.

Les organismes professionnels qui font passer cette qualification sont l’UNAID (Union nationale des architectes d’intérieur Designers), le Syndicat patronal des architectes d’intérieur, membre de la FFB (Fédération Française du Bâtiment) et le CFAI (Conseil Français de l’architecture intérieur)

L’assurance décennale :

Les architectes d’intérieur sont de fait des maîtres d’œuvre. Ils doivent être habilités à gérer un projet de construction ou de rénovation. Pour ce faire ils doivent obtenir impérativement une assurance décennale couvrant l’ensemble de leur prestation. Cette assurance de plus en plus difficile à obtenir est le sésame ouvrant le droit à la pratique du métier. Elle est obligatoire pour exercer, et ce, dès le premier plan réalisé.

L’expérience, la pratique du métier

Un architecte d’intérieur est responsable de l’ensemble de la planification de l’espace, du concept à l’accompagnement et au suivi de la mise en œuvre par les entreprises. Il s’occupe des plans de conception, des dessins schématiques, des modifications de structure du bâtiment, les sols, les cloisons, l’électricité la plomberie. Il supervise les choix de meubles, de matériaux, mais aussi la rédaction de documents techniques et contractuels tels que les CCTP, CCAP, DPGF, les ordres de services…

Enfin, il prépare le chantier, réunit les documents nécessaires aux entreprises, rédige les plannings… et conduit les opérations de travaux.

Il devra bien entendu assurer la décoration, le choix des couleurs, de textiles et le projet global d’aménagement intérieur. Il est souvent amené à créer lui-même des meubles, dessiner et positionner les rangements.

Les architectes d’intérieur travaillent en collaboration avec les différents prestataires du projet : vendeurs de meubles, entrepreneurs, compagnons du bâtiment, fournisseurs, industriels.

Qu’ils réalisent un projet de construction, d’agrandissement, de restructuration ou de rafraichissement de votre habitat, ou tout autre projet d’aménagement, ils utilisent un logiciel de conception CAO (comme AutoCAD,  Archicad, allplan, Revit…) qui impliquent des formations adaptées. Il faut s’assurer enfin que les délais d’études de votre projet soient respectés et que les travaux convenus sont bien conformes.

La formation des architectes d’intérieurs designers

Les architectes d’intérieur sont soit diplômés d’une école supérieure en arts appliqués (un master architecture intérieur ou en design, soit 5 années d’études) ou peuvent avoir un parcourt différent, c’est la raison pour laquelle il est nécessaire pour s’assurer de ses compétences en vérifiant qu’il soit bien titulaire de la qualification au titre comme nous l’avons vu précédemment, en sorte qu’ils soient en capacité de construire et pour cela, de conduire une équipe pluridisciplinaire.

Lorsque que le projet le nécessite, nous joignons à l’équipe de maitrise d’œuvre et de conception, d’autres métiers spécialisés qui seront sous notre direction tels que les architectes DPLG ou DE-HMONP, des bureaux d’études, des designers spécialisés …

Ainsi, nous serons en mesure de vous accompagner dans une démarche de Design Global sur toutes les étapes de votre projet.

Nous étudierons votre programme, les documents de construction, les règlementations d’urbanisme, et nous les associerons à  nos compétences.

Notre rôle de mandataire commun sera de centraliser tous les intervenants et d’être constamment votre interlocuteur privilégié. La satisfaction du client doit être le moteur de l’opération de A à Z.

Durant notre mission, nous devons vous présenter une estimation des coûts pour contrôler que l’opération entre bien dans l’enveloppe que vous vous êtes fixée. En fonction du projet et de sa complexité, une étude de programme peut être réalisée pour vous aider à mieux préciser vos objectifs et le cahier des charges. Néanmoins à la fin de l’avant-projet vous devez avoir des estimations précises et un dossier complet pour maitriser l’ensemble des éléments.

Le cout de votre architecte d’intérieur :

Les honoraires se calculent en fonction des missions.

Pour la mission de base les honoraires sont établis selon deux critères : le budget travaux et la complexité du projet. Plus le montant des travaux est élevé plus le taux qui sert au calcul est bas et inversement. Dans tous les cas le montant des travaux validé à la fin de l’avant-projet sert de base pour le calcul final. Il ne doit pas y avoir de surprise, tout doit être précisé dans le contrat d’architecture intérieur qui vous sera présenté.

Les missions complémentaires doivent être signalées par votre architecte d’intérieur, d’où l’importance de bien définir ce que doit contenir sa mission.

Concernant la rénovation d’un appartement ou d’une maison, il n’est pas toujours facile de trouver le bon architecte d’intérieur. Sa réputation et ses réalisations antérieures sont des critères complémentaires qui peuvent être primordiaux pour arrêter votre décision et acter votre choix.

Le rôle de l’architecte d’intérieur

Notre formation et notre expérience en architecture d’intérieur nous permettent d’avoir la main sur tous les aspects de votre projet.

Nous nous occupons par exemple de trouver les entreprises pour la réalisation de vos travaux.  Nous analyserons et négocierons les devis avec elles. Nous vous proposons une sélection de professionnels qualifiés.

Confier à notre agence vos travaux d’architecture d’intérieur et d’agencement vous garantit d’optimiser votre espace en alliant esthétique et fonctionnalité selon vos besoins. Grâce à son œil expert, le professionnel vous apporte les meilleures idées et astuces pour que vous trouviez ensemble la configuration la plus adaptée. À l’aide de plans, généralement mis en forme en 3D, vous pouvez mieux visualiser votre projet final.

Pourquoi faire appel à notre cabinet d’architecture intérieur ?

Élaborer conjointement le projet de réaménagement intérieur de votre espace de vie est le cœur de notre métier. Nous pouvons définir ensemble quel type de rénovation vous souhaitez, en l’adaptant à vos contraintes budgétaires. La qualité de la communication que nous établirons entre nous est la clé de la réussite de notre collaboration. Être à votre écoute pour réaliser le projet qui vous fait envie demande des savoirs faire et une approche humaine que nous possédons.

En nous apportant votre confiance, nous vous apportons en échange :

  1. une ou des propositions détaillées (croquis, plans, estimations, simulations en 3D, choix des matériaux, choix des couleurs, revêtements, mobiliers, rangements, rideaux, luminaires, arts décoratifs…) ;
  2. la validation de notre proposition par le client, pour laquelle nous planifions et coordonnons les travaux à réaliser avec les différents corps de métier du BTP ;
  3. l’achèvement des travaux et la réception du chantier ensemble.

Avec nos prestations, nous vous offrons une formule clé en main où nous coordonnons entièrement toutes les étapes de l’opération. Vous pouvez choisir une mission complète ou selon votre projet et son étendu nous missionner pour une seule étape de votre choix. Quels que soient vos projets, notre atelier d’architecture d’intérieur est là pour vous aider et vous conseiller sur les différentes démarches à suivre.

L’éthique

Nous n’acceptions aucune rémunération de type commissions ou primes provenant des entreprises que nous faisons intervenir sur nos chantiers. Nous ne sommes rémunérés que par nos clients ce qui nous permet en toute objectivité de vous donner un avis indépendant de toute considération économique, sans risque de conflits d’intérêts.

Dans le cadre de notre démarche éthique et qualité, nos comptes sont à la disposition du conseil de l’UNAID qui peut à tout moment et en toute indépendance les consulter.

Nous nous engageons chaque année dans un programme « de passeur » en intervenant activement à la formation des futurs architectes d’intérieur designer. Nous participons à l’élaborations des programmes des écoles supérieur, et nous transmettons nos compétences aux générations de demain. Par exemple à Bordeaux, nous enseignons au sein du campus YNOV – LIM’ART en Master 2 en Architecture intérieur design.

Nous accompagnons les futurs diplômés dans la préparations de leur mémoires et nous participons aux oraux de différentes écoles au plan national.

Être passeur c’est aussi permettre à des jeunes de talents de poursuivre leurs études supérieures du Bachelor au Master 2 et d’améliorer leur formation dans le cadre de l’apprentissage. Un garçon et une fille pour respecter la parité, participent activement à la vie de notre agence et voient le cout leur formation pris en charge et sont rémunérés durant les deux années passées à nos côtés.

Dispositif de médiation des litiges de consommation

Conformément aux articles du code de la consommation L611-1 et suivants et R612-1 et suivants, il est prévu que pour tout litige de nature contractuelle portant sur l’exécution du contrat de vente et/ou la prestation de services n’ayant pu être résolu dans le cadre d’une réclamation préalablement introduite auprès de notre service client, le Consommateur pourra recourir gratuitement à la médiation. Il contactera l’Association Nationale des Médiateurs (ANM) soit par courrier en écrivant au 62 rue Tiquetonne 75002 PARIS soit par e-mail en remplissant le formulaire de saisine en ligne à l’adresse suivante www.anm-conso.com.

Choisir son architecte d’interieur

Nos 10 conseils pour réussir  votre projet:

  1. Bien préparer en famille les contours et le programme de votre projet, définir le budget et le délai pour la réalisation
  2. Prévoir de vivre à l’abri durant la période des travaux
  3. Choisir son architecte d’intérieur
  4. Bien comprendre son rôle de maitre d’ouvrage
  5. Bien comprendre les différentes phases du déroulement d’un projet
  6. Développer la relation de confiance avec son architecte d’intérieur
  7. Participer aux réunions de chantier
  8. Comprendre les enjeux de la réception de chantier
  9. Anticiper les projets futurs
  10. Conserver les documents et les factures de votre projet

1. Bien préparer en famille les contours et le programme de votre projet, définir le budget et le délai pour la réalisation

Le programme

C’est l’un des éléments majeurs d’un projet, il est le point de départ de toute l’opération et pourtant c’est une étape complexe dont les enjeux sont souvent mal perçus ou sous-estimés par le porteur du projet. Il apparaît souvent nécessaire de mettre en place un audit ou une mission d’élaboration du programme pour vous aider à le définir précisément. Cette mission complémentaire sera effectuée en amont de la signature du contrat. Elle permettra de fixer les modalités et les éléments qui seront le point de départ de la mission de votre architecte d’intérieur. Elle doit faire l’objet d’une offre de service qui fixera les points à analyser et les réponses à apporter.

Il est nécessaire de définir les éléments qui fixeront la nature de votre projet à savoir :

 

Le budget

Il se calcule hors taxes et hors honoraires, ou, hors taxes et toutes dépenses confondues. Le premier ne prend en compte que les dépenses liées aux travaux, le second doit intégrer le montant des honoraires de votre architecte d’intérieur mais aussi le cout des bureaux d’études structures, fluides, acoustique ou d’éclairage, les prestations d’architecte en cas de construction dépassant 150m2 ou de designers spécialisés. Nous vous aiderons en vous communiquant toujours des budgets TTC.

Cette enveloppe doit couvrir l’ensemble des dépenses. En cas de prêt il est nécessaire d’avoir une validation de sa banque avant de commencer et de finaliser les demandes à la remise de l’avant-projet définitif dans lequel votre architecte d’intérieur aura réalisé une estimation à + ou -10% du cout des travaux. Pensez à prévoir une somme suffisante pour être en mesure de faire face aux « impondérables » en cours de chantier.

Le délai

Il doit être réaliste et comprendre un temps d’étude suffisant pour définir le projet et un temps de chantier pour réaliser les travaux. Votre architecte d’intérieur vous aidera à appréhender cette contrainte et vous donner son délai d’étude dès la signature du contrat.

L’état de l’existant et documentations à prévoir

Le maitre d’ouvrage doit remettre à son architecte d’intérieur un ensemble de documents :

  • les plans, coupes et façades de l’existant. Si vous ne les avez pas, nous nous chargeons de les réaliser, un devis sera rédigé en ce sens. Le prix sera fonction de la surface du logement et de la complexité (par exemple une façade classée en secteur sauvegardé sera plus complexe qu’une façade de pavillon et demandera beaucoup plus de temps à relever et à dessiner)
  • les diagnostics amiante, énergie, termites, mérule ou radon, plomb, électricité et gaz…
  • une copie du titre de propriété ou du bail
  • tous documents permettant à l’architecte d’intérieur de prendre connaissance avec le bâtiment : son état, sa surface, ses contraintes

Les assurances

L’assurance dommage ouvrage est obligatoire pour les travaux de structure ou de construction

2. Prévoir de vivre à l’abri durant la période des travaux

Ce rappel peut vous sembler incongru et pourtant il s’agit là d’un sujet d’une grande importance pour le bien être de votre famille et le bon déroulement de votre projet.

La période des travaux peut varier de 3 semaines à plusieurs mois en fonction de l’importance des transformations. Durant cette période il est impératif d’avoir anticipé les questions suivantes :

  • Comment stocker mes meubles en dehors de la zone de chantier ?
  • Comment s’organiser dans cette période où la cuisine et la salle d’eau pourront être inaccessibles ?
  • Peut-on continuer à occuper notre domicile dans le bruit et la poussière et en présence des entreprises durant la journée ?
  • Comment rendre la maison accessible aux entreprises ?

3. Bien choisir son architecte d’intérieur

Nous avons déjà développé ce sujet précédemment. Une seule règle prime : la confiance. Elle est indispensable, Vous serez lié avec votre architecte d’intérieur, indissociables de la réussite du projet.

4. Bien comprendre son rôle de maitre d’ouvrage

Vous n’êtes pas un simple client, consommateur de services facturés à la demande. Votre rôle est bien plus complexe : vous aurez des responsabilités, depuis la validation à partir des phases préparatoires avec votre architecte d’intérieur, en passant par les prises de décisions durant le chantier et jusqu’à la livraison des travaux.

N’hésitez pas à demander à votre architecte d’intérieur qu’il vous détaille les obligations majeures.

Vous trouverez sur notre site et sur celui de l’UNAID le référentiel métier qui contient les informations indispensables pour bien comprendre et tenir votre rôle.

5. Bien comprendre les différentes phases du déroulement d’un projet

A nouveau, reportez-vous au  référentiel métier. Vous y trouverez tous les éléments nécessaires pour comprendre  le déroulement de votre projet.

Pour résumer nous pouvons définir trois grandes phases :

ÉCOUTER

 

Le premier des discernements que requiert notre métier est de savoir entendre les demandes successives de notre client. La première demande est souvent bien éloignée de la commande qui sera validée plus tard. Alors, qu’il s’agisse d’un lieu d’habitation, de travail, de vente, de soins ou de culture, nous ne pourrons résoudre l’équation de cette attente par nos propositions qu’à la condition de bien connaître le fond de pensée auquel seul,  le maître d’ouvrage peut nous donner accès.

Au début de l’histoire, nous ne savons rien, c’est lui qui sait tout, même s’il ne sait pas le décrire d’emblée.

Nous exerçons notre art afin de créer des intérieurs en résonnance avec les besoins de ceux qui vont s’y installer. L’objet de notre attention n’est pas un objet distant, extérieur à nous-mêmes, une belle enveloppe dont nous connaîtrions à l’avance les règles de composition : tout au contraire il nous enveloppe, c’est nous qui sommes dedans, c’est notre équilibre que cet intérieur doit favoriser.

À partir, donc, d’un besoin fortement ressenti et d’abord mal identifié, voire seulement d’un mal-être ou d’une aspiration diffuse, une solution est attendue de la transformation de l’espace à vivre. Dépeignant alors un résultat plutôt qu’une cause, les énoncés qui en résultent sont des pistes approximatives, parfois des impasses qui peuvent compromettre la cohérence, le bien-être, le résultat commercial… Si nous nous contentons de répondre techniquement au discours initial, nous risquons de passer totalement à côté de la possibilité de satisfaire l’attente profonde, qui se cache en dessous.

La réussite de notre mission dépend avant tout de notre capacité à faire émerger le besoin réel sous les représentations qui sont mises en exergue lors du premier contact.

Notre invention commence exactement là où nous mettons en lumière et en mots l’attente vraie à laquelle nous allons devoir répondre. Il n’est pas excessif de considérer que nous construisons d’abord avec les mots. C’est pourquoi nous accordons une si grande importance à cette démarche d’élucidation qui nécessite une approche progressive et plusieurs échanges avec notre maître d’ouvrage avant de pouvoir fixer le cadre général dans lequel nous aurons à concevoir le bon projet. À cette clarification nécessaire, s’ajoute la complexité accrue des situations que nous devons traiter.

Nous partons le plus souvent d’un existant qui se compose d’un enchevêtrement de données : dimensionnelles, techniques, réglementaires, relationnelles, toutes interdépendantes.

Elles constituent autant de contraintes dont nous allons devoir tenir compte. Il nous faut avant tout les connaître avec précision pour pouvoir avancer dans le bon sens.

Cette phase d’appropriation reste pourtant inopérante tant que nous ne connaissons pas les moyens qui sont mis à notre disposition pour satisfaire les attentes en respectant les contraintes. Il est exceptionnel que nos donneurs d’ordres sachent quantifier économiquement l’opération dont ils ébauchent le cahier des charges. C’est à nous qu’il revient de le faire, non seulement afin de répondre au questionnement inquiet du coût final, mais pour savoir si notre client a les moyens de matérialiser ses projections et pour fixer le niveau des prestations que nous allons lui proposer.

Lorsque cette démarche est finalisée, il faut mettre en forme les renseignements collectés,  selon les catégories d’un programme qui est à la fois le fondement et le repère technique de ce que nous allons devoir faire dans les phases suivantes.

Il convient de préciser que nous ne pourrons envisager ensuite une nouvelle phase qu’après validation formelle de la précédente. C’est une garantie réciproque indispensable.

CONCEVOIR

 

L’imprégnation qui précède s’est accompagnée de l’élaboration jusque là mise en attente d’une vision des formes, des couleurs, des matières et des lumières qui vont concrétiser le  cahier des charges. C’est au début du stade de la conception que notre créativité est la plus fortement sollicitée pour proposer des réponses inventives et pertinentes. La part la plus artistique de la mission se tient dans l’articulation entre l’inspiration de l’esquisse et le déploiement de l’avant-projet.

Au cours de ce stade de conception, plusieurs sessions de concertation avec le maître d’ouvrage seront nécessaires pour affiner le projet.

Les phases de ce travail sont codifiées : esquisse, avant-projet sommaire, avant-projet définitif.

Les moyens employés sont ici d’abord graphiques : depuis le simple crayonné jusqu’à l’image de synthèse, le critère de pertinence est la capacité à « faire voir » ce qui n’est pas encore et à en expliquer les raisons et le sens.

Dans cette phase plus que dans toute autre, nous devons définir des critères qui laissent libre cours à l’invention des solutions, tout en garantissant le résultat. Plus nous avançons vers le projet final, plus le travail va devenir technique, nécessitant souvent l’intervention de spécialistes autorisés.

C’est alors que les chemins de la performance sont le plus largement ouverts et peuvent s’éloigner des standards architecturaux classiques.

À cela plusieurs raisons : la première réside dans le fait que nous intervenons le plus souvent dans un contexte de bâtiment existant, dont il faut s’approprier les volumes, la structure et la logique avant de prétendre le transformer. Les moyens à mettre en œuvre à ce stade dépendent beaucoup du résultat attendu. Nous échappons à toute règle préétablie quant aux moyens de notre créativité : par exemple, un relevé 3D exhaustif intérieur extérieur est inutile pour une réhabilitation succincte, mais indispensable pour une restructuration, même partielle. Il va pourtant falloir codifier quelques repères dès les premiers relevés.

Ensuite, lorsqu’il s’agit de créer une ambiance, la batterie d’outils utilisés pour communiquer avec le client et fixer ses choix sera différente selon que l’on s’emploie à redistribuer tout un plateau… ou à transformer un garage en cabinet médical.

Pourtant, dans un cas comme dans l’autre, nous devrons aboutir à un document validé qui seul permet d’engager la phase à venir.

La consultation des entreprises est souvent nécessaire pour établir les coûts prévisionnels de façon fiable. Cette consultation, de nature informationnelle, ne doit toutefois pas être confondue avec celle, décisionnelle, qui permettra de fixer les marchés. Les coûts annoncés en cours d’avant-projet n’ont pas valeur de devis, même s’ils en prennent la forme. Ils ne peuvent engager les entreprises qui n’ont pas, à ce stade, une connaissance suffisante des conditions techniques et administratives du chantier.

La conclusion de ce stade de conception est la validation de l’avant-projet dit définitif. Celui-ci fixe non seulement quoi, quand, comment mais aussi combien. La validation formelle du maître d’ouvrage est alors essentielle car c’est là que nous nous engageons réciproquement à réaliser un projet désormais défini dans le détail, pour un coût également connu.

Charge à nous de garantir le respect de ce budget et au maître d’ouvrage de le financer.

ORGANISER

 

Les choses deviennent un peu plus linéaires lorsqu’on se rapproche de l’entreprise qui va réaliser. Tant en termes de systèmes de description des prestations, analyse des coûts, élaboration des marchés, nous sommes davantage soumis à des passages obligés qui garantissent la conformité de nos procédures avec les règles en vigueur.

Encore faut-il, de nouveau, laisser assez de jeu pour qu’une certaine dose d’improvisation in situ puisse conserver droit de cité si elle est assez encadrée et maîtrisée : le meilleur plan ne donnera jamais l’exacte impression de fluidité qu’on trouve dans l’espace réel, la meilleure image ne rendra jamais la subtilité d’un éclairage parfaitement bien placé.

C’est souvent sur pièces, dans le réel, que nous finissons l’ajustage. Cette donne est propre à notre métier dont on attend qu’il produise in fine non seulement une adéquation fonctionnelle, mais aussi une satisfaction sensorielle.

Nos maîtres d’ouvrage doivent être avertis des fluctuations que cela peut entraîner et en accepter le principe avant la signature des marchés.

Néanmoins, à partir de ce stade l’avancement est soumis aux avis des différentes autorités de contrôle : instructeurs des permis de construire, services d’hygiène, commissions de sécurité, commission d’accessibilité… La constitution du dossier permet aussi de traduire, à l’attention cette fois des ingénieurs et corps de métier qui vont réaliser, un vocabulaire qui devait rester jusque-là accessible au non spécialiste.

Ce qui était encore en partie générique et imagé devient spécialisé, strictement décrit, quantifié, codifié, pour déboucher sur la consultation des entreprises, cette fois très formalisée car elle conditionne les engagements des marchés de travaux.

Lorsque le projet passe en phase de réalisation concrète, nous devenons le maître d’œuvre de l’opération. Nous devons alors diriger l’ouvrage de toutes les entreprises, coordonner l’intervention des différentes ingénieries et aussi du maître d’ouvrage lui-même. Celui-ci va être sollicité tout au long du chantier pour arbitrer des choix esthétiques et économiques qui ne peuvent être anticipés car ne pouvant se décider que « sur pièces ».

Le bon déroulement de cette phase critique dépend totalement de la cohérence du dossier en amont et de la cohésion des entreprises avec le projet.

Notre rôle de coordination consiste aussi à défendre équitablement leurs intérêts vis-à-vis du maître d’ouvrage. C’est une condition essentielle du bon achèvement du chantier.

À cette fin, toutes les décisions concernant l’exécution du projet doivent passer par notre contrôle.

Dans le même temps, nous validons les paiements aux entreprises et gérons le décompte des dépenses. Enfin, nous assistons le maître d’ouvrage pour la réception des travaux et l’application des garanties.

La réussite d’une opération ne se jauge pourtant pas à la seule absence de défauts. Il y faut  la satisfaction de l’attente d’abord diffuse que nous avons dû mettre à jour au commencement de l’histoire.

6. Développer la relation de confiance avec son architecte d’intérieur

Sans confiance rien n’est possible, il s’agit même d’une clause de rupture du contrat qui vous lie à votre architecte d’intérieur. Bien évidemment la mission est encadrée par un contrat et certains éléments qui devront être mis en place par votre architecte d’intérieur. Mais considérez qu’il s’agit surtout de travailler en équipe pour ensemble mener à bien, chacun dans son rôle et avec ses propres responsabilités, avec un seul objectif : réussir votre projet. Ce n’est jamais le nôtre, même si notre rôle de créatif est souvent mis en avant, à juste titre, nous sommes là avant tout pour vous accompagner en vous apportant des solutions et vous aider à prendre les bonnes décisions.

7. Participer aux réunion de chantier

Vous devez vous tenir informé de l’avancement de votre chantier, il ne s’agit pas seulement de valider des décisions ou des propositions de votre architecte d’intérieur, mais aussi de suivre son déroulement et de participer pleinement à sa réalisation.

Vous pourrez ainsi comprendre ce qui se met en place, les contraintes, les évolutions nécessaires tout en créant du lien avec les compagnons du bâtiment en charge de l’exécution des travaux. Ce relationnel ainsi créé vous aidera dans les années futures d’exploitation pour faire appel au plombier, à l’électricien ou au menuisier pour des évolutions ou l’entretien de celui-ci.

8. Comprendre les enjeux de la réception de chantier

La réception est un des moments clefs. C’est le transfert de responsabilité entre la maitrise d’œuvre des entreprises et la maitrise d’ouvrage. Les assurances décennales des entreprises entrent en fonction à partir de ce moment. Votre architecte d’intérieur est à vos cotés pour vous aider à relever les éléments qui nécessitent une meilleure finition, ou à valider les points d’exécution des entreprises. Si nous préparons cette réception pour vous c’est une validation contractuelle entre l’entreprise et vous. Si des points et des corrections restent à effectuer nous vous accompagnerons pour notifier des réserves et convenir entre l’entreprise et vous d’un délai pour lever celles-ci.

Vous ne pouvez accéder et prendre en charge vos locaux qu’après cette réception.

9. Anticiper les projets futurs

Des travaux peuvent être envisagés dans un second temps, afin de scinder les investissements. Il sera alors nécessaire de réaliser l’ensemble de l’étude pour préparer le futur chantier en limitant les impacts de la suspension. Par exemple, prévoir des boites électriques avec les câbles en attente, les arrivées et évacuations d’eau…

10. Conserver les documents et les factures de votre projets

Un projet nécessitant des travaux lourds est un orchestre symphonique dont les différentes partitions conduisent à l’éclosion d’une œuvre. Il faut que vous concerviez cette partition. Elle comprend les devis, les assurances des entreprises, les documents rédigés par votre architecte d’intérieur : Plans, CCTP, CCAP, actes d’engagement, dpgf et bien entendu les réceptions de chantiers validées …. Tous ces documents vous ont remis durant le déroulement de votre projet et doivent être conservé le plus longtemps possible, c’est la mémoire du morceau qui c’est déroulé devant vos yeux sous la baguette du chef d’orchestre, ce Designer Architecte d’Intérieur à qui vous avez confié votre projet de vie.

En conclusion,

Vous voilà prêt et informé pour rencontrer votre architecte d’intérieur, vous avez les clefs de la réussite de votre projet en main.

Si vous me le permettez, je vais ajouter un dernier point, un dernier conseil :

Nous créons, nous imaginons à notre façon un monde différent, sensible, ou l’homme est le point clef de notre réflexion…

Seulement voilà, nous ne sommes pas seul. Si votre projet voit le jour c’est aussi grâce à la participation de nos musiciens :  artisans, ouvrier, compagnons du devoir,…  Ces hommes et ces femmes qui par la qualité de leurs ouvrages et leur savoir-faire donnent la vie à nos réalisations.

N’oubliez pas de les remercier, ce n’est pas une affaire d’argent mais de cœur, d’âmes et d’énergies, nous sommes, maitre d’ouvrage et maitre d’œuvre, redevable envers eux d’un profond respect.

Alors, à la fin du chantier, en lieu et place de partager une bouteille de champagne (sans alcool bien entendu) avec votre architecte d’intérieur, offrez et profitez d’un moment chaleureux avec ces hommes et ces femmes qui ont réalisé les ouvrages dont vous rêviez.  En guise de champagne prenez des jus de fruit ( ☺) si votre budget vous l’impose et quelques victuailles que nous pourrons partager tous ensembles pour fêter comme il se doit la fin de ce projet et le début de votre nouvelle vie professionnelle.

PS : nous sommes aussi d’accord pour faire les deux, champagne et jus de fruit …